Alexandre Dallenbach : les liens entre le pentathlon moderne et la police

9075669

Alexandre Dallenbach

Durant ce mois d’octobre, le ministère de l’intérieur a publié une intéressante vidéo sur le compte Youtube de la gendarmerie nationale, mettant en scène Élodie Clouvel, vice championne du monde et olympique de pentathlon moderne, et Valentin Belaud, champion de France dans la même discipline, au contact de la gendarmerie nationale. Une rencontre riche d’apprentissage.

Le pentathlon, une discipline privilégiée pour la gendarmerie

Le sport de haut niveau et la gendarmerie font bon ménage ensemble, cela n’est pas nouveau. À l’heure actuelle, l’équipe sportive militaire de haut niveau de la gendarmerie comporte 16 athlètes, dont la cycliste Pauline Ferrand-Prévot, la judokate Clarisse Agbegnenou ou encore la nageuse Charlotte Bonnet. Il n’est donc guère étonnant de voir des athlètes rencontrer des gendarmes, mais le pentathlon présente une affinité particulière avec les forces de l’ordre. Le baron Pierre de Coubertin, fondateur de Jeux Olympiques modernes, l’a inventé en cherchant à mettre en valeur les compétences du soldat idéal de l’époque. Le soldat de cavalerie de cette époque devait donc monter à cheval, combattre à l’épée, tirer au pistolet, nager et courir.

Pour être rendu plus spectaculaire, le pentathlon moderne a toutefois reçu quelques modifications par rapport à l’idée initiale de Pierre de Coubertin, notamment en ce qui concerne les épreuves de cours et de tir. Elles forment désormais un combiné, où un cross-country se ponctue de 4 stands de tir obligatoires. Pour représenter une situation martiale et souligner les compétences militaires, l’escrime se pratique à l’épée, où toutes les touches comptent, la natation se fait en nage libre et l’équitation est un saut d’obstacle. Une rencontre entre athlètes de pentathlon et gendarmes et donc raccord avec l’origine du sport, mais la question est de savoir si on retrouve les valeurs d’origine dans la gendarmerie, et inversement.

Ce que disent Élodie Clouvel et Valentin Belaud

Selon les athlètes, on retrouve effectivement ces valeurs ! Il faut d’ailleurs savoir que Valentin Belaud est brigadier au sein de la gendarmerie national, ce qui a facilité la rencontre. Il pointe en particulier la polyvalence : de la même manière que l’athlète du pentathlon passe d’une épreuve à l’autre au sein de la journée, de discipline extrêmement physique comme la natation à des disciplines plus techniques comme le tir, qui demande de s’adapter pour gérer sa journée et son rythme, à l’instar du gendarme de brigade qui peut passer d’une enquête judiciaire le matin et une intervention l’après-midi. Élodie Clouvel souligne l’importance d’être bien dans son corps pour être bien dans sa tête et prendre les meilleures décisions, qualité importante pour un gendarme.

Les valeurs communes à la gendarmerie et au pentathlon sont selon eux le respect, en premier, notamment le respect des règles, qui est effectivement commun au sport et aux forces de l’ordre, mais aussi le respect de l’autre et l’engagement. L’engagement dans le sport et vers la victoire pourrait donc s’apparenter à l’engagement de la gendarmerie, sans compter l’esprit de solidarité qu’Élodie Clouvel souligne en commun entre les deux univers. Des opinions très intéressantes qui témoignent de la belle mentalité du pentathlon !

Alexandre Dallenbach

 

 

Publicités